Alors qu’une guérilla dure depuis plusieurs semaines en Baguettia, j’ai pu interroger Martinet, dirigeant de la Confédération des Guildes de Tâche dit CGT. Il dénonce les “provocations” du conseil royal et appelle à la “discussion”. Le cas échéant, ce sera duel !

Alors que l’Omelette a validé l’autre jour la réforme du conseil royal qui allait changer la manière dont les caravaniers baguettiens allaient être traités dans la société, la guérilla civile se poursuit dans les rues. Des barricades sont érigées sur les routes caravanières de Baguettia, et bloquent ainsi bon nombre d’usagers et de marchandises dans les caravansérails. Martinet, tête pensante de cette révolution, appelle Jupiterio et son conseil à entrer en discussion ou en duel.

Cthulhulhu (C) : Jupiterio s’est exprimé à tous les baguettiens cette semaine, qu’en avez-vous pensé ?

Martinet (M) de derrière sa barricade : QUOI ?

C : JUPITERIO S’EST EXPRIMÉ À TOUS LES BAGUETTIENS CETTE SEMAINE, QU’EN AVEZ-VOUS PENSÉ ? ?

M : Aaaaah. Je pense qu’il veut s’exprimer au plus de baguettiens possible afin de faire passer…

C : PARDON ???

M : ATTENDEZ, J’ARRIVE. Donc… *s’éclaircit la gorge : HUM HUM*je pense qu’il veut s’exprimer au plus de baguettiens possible afin de faire passer son message. Qu’il s’exprime autant en une semaine peut cependant jouer en sa défaveur : il parle plus en quelques jours que ces derniers mois. Il n’est pas stable. Mais bon il va peut-être nous annoncer quelque chose de constructif.

C : Espérez-vous des ouvertures ?

M: Beaucoup, oui. Jupiterio doit redescendre parmi les baguettiens et écouter cette Baguettia qui est en colère et qui lui fera des misères si rien ne change ! Son discours est complètement décalé de la réalité. C’est peut-être le souci lorsque l’on est dans les étoiles.

C : Comment ce bras de fer que vous engagez avec lui va-t-il évoluer ?

M : C’est simple, si la discussion n’est pas ouverte réellement pour répondre aux vraies questions que le conseil royal a voulu cacher derrière la polémique du statut de caravanier, le conflit continuera et d’autres nous rejoindront. Des larmes et du sang seront versés et les mères pleureront leurs enfants.

C : Qu’avez-vous à dire à Edgar Tulipe, lui qui vous accuse de prendre en otage le peuple baguettien pour servir vos intérêts ?

M : Sachez que j’étais très triste d’entendre cela. Voyez-vous, je pensais qu’Edgar et moi avions dépassé ce genre de provocations. Les baguettiens ne sont pas dupes ! Ils voient qu’Edgar veut nous monter les uns contre les autres en jouant l’opposition. Ce n’est pas par ce genre de phrases frivoles que le débat pourra avancer sereinement.

C : Vous avez réussi un tour de force en réunissant toutes les guildes de baguettia. Pensez-vous que cela va tenir ?

M : Oui.

C : Rien d’autre ?

M : Non.

C : Vous ne pensez pas que les baguettiens auront envie de se retourner contre vous ?

M : Ce n’est pas la première fois que nous montrons notre mécontentement, mais nous partions de tellement bas dans l’opinion que l’on ne peut que remonter !

C : J’espère pour vous, surtout que vous n’avez pas l’air de vouloir vous arrêter.

M : Cela ne dépend pas que de nous. Nous prévoyons pour trois mois de lutte. Au-delà, c’est compliqué pour les vivres et les munitions. Après, cela peut tout à fait s’arrêter demain si Jupiterio fait ce qu’il faut.

C : Ne pensez-vous pas que votre mouvement puisse être détourné par d’autres factions ?

M : Bien sûr,d’autres vont tenter de s’approprier notre cause pour servir la leur. Tout ce que l’on veut c’est que l’on nous laisse notre liberté de penser et que l’on ne s’approprie pas notre “Convergence des luttes”. Il va y avoir des maisons qui vont chercher à s’imposer comme meneur de notre révolution, mais ce ne sont pas mes maisons préférées. Je préfère une maison qui nous apporte son soutien tant matériel que moral à une maison qui veut essayer de faire notre travail.

Cependant, il y a de réelles tentatives de récupération faites par des familles proches de la maison Flammebleue. Les voir avec leurs tabards sur nos barricades, c’est du jamais vu ! J’espère qu’ils n’iront pas plus loin dans l’appropriation.

C : Merci pour votre temps, zumain Martinet. Je vous laisse remonter sur votre barricade maintenant.