Je suis de retour dans la capitale du royaume de Baguettia, Paname, pour une nouvelle enquête ! Le sujet aujourd’hui est la déclaration d’un zumain que je connais déjà puisque j’ai déjà parlé de lui dans certaines de mes enquêtes : il s’agit de Nicolas Fuilot. Cet Homme est Grand Druide, il s’assure que les habitants du Royaume traitent Mère Nature avec le respect qui lui est dû.

Les affaires s’empilent…

Nicolas Fuilot a peur, il est fatigué et non sans raisons. Depuis que le Roi lui a offert le rang de Grand Druide, ce dernier reçoit des assauts de toutes parts. Des attaques malheureusement pas physiques, sinon sa garde personnelle aurait depuis longtemps réglé ces histoires.
Les faits et rumeurs de celles-ci sont-elles avérées ? Cela fait-il partie d’un complot ? Je ne sais pas, mais les dommages sont réels.

Les premières attaques pointaient du doigt son manque de compétences en tant que Grand Druide. Ses décisions sur l’affaire des gemmes de puissance étaient fortement critiquées et les accusations sur sa possession de Carrioles faites en bois rare en voie de disparition l’ont mis sur la sellette.

Sa crédibilité en pâtissait déjà énormément quand une autre affaire resurgit de l’oubli pour le hanter, ainsi que sa famille : l’affaire du mouchoir perdu. Datant de plusieurs années, ce scandale avait disparu des mémoires, mais n’avait jamais été résolu.

Pour résumer l’histoire, un serviteur aurait trouvé, un matin, un mouchoir d’homme dans la chambre d’une ancienne princesse du Royaume. Il se trouvait que les motifs du mouchoir étaient particuliers et ressemblaient en tous points à ceux de Nicolas Fuilot. Ceci aurait pu lui être fatal si le bougre n’avait pas d’alibi, or Nicolas était en famille à de nombreux lieux de là : il ne pouvait donc pas être le criminel.

Bien qu’innocenté, les rumeurs ne purent être stoppées et son honneur fut tout de même touché.

L’homme de la situation

Les doutes s’installent et les paroles blessent. Nicolas Fuilot, voyant ses compétences et sa dignité remises en cause, redoute l’épée de Damoclès désormais suspendue au-dessus de sa tête. L’angoisse est présente, mais c’est surtout de la colère qu’il éprouve :“Je ne pardonnerai jamais”,’a-t-il assuré quand je suis venu discuter avec lui (je riais intérieurement : avez vous déjà vu un Druide avec une barbe blanche, rouge de colère et vert de peur en même temps ? On aurait dit un lutin multicolore. Kekekeke, c’est cocasse, je ne vous le fais pas dire).

L’habit ne fait pas le druide, Nicolas Fuilot n’est pas si inoffensif et pacifiste qu’on le croit : “S’il s’agit d’un complot visant à me faire abandonner mon rang de Grand Druide, les conspirateurs peuvent encore attendre, je n’ai pas dit mon dernier mot !” Finit-il en me pointant de sa serpe du haut de son arbre.

Je laisse cette enquête en suspens, attendant de voir si ce cher Fuilot craquera ou tiendra bon jusqu’à la fin du règne du Roi Jupiterio. Je vous dis à la prochaine !